L'histoire

Premier discours inaugural du président Madison [4 mars 1809] - Histoire


Deuxième discours inaugural du président James Madison [4 mars 1813]

Au sujet d'ajouter la solennité d'un serment aux obligations imposées par un second appel à la station dans laquelle mon pays m'a placé jusqu'ici, je trouve en présence de cette assemblée respectable l'occasion de répéter publiquement mon sentiment profond d'une si distinguée confiance et de la responsabilité qui lui est associée. Les impressions sur moi sont renforcées par une telle évidence que mes efforts fidèles pour remplir mes devoirs ardus ont été évalués favorablement, et par une considération de la période capitale à laquelle la confiance a été renouvelée. Du poids et de l'ampleur qui lui appartiennent maintenant, je serais obligé de reculer si j'avais moins confiance dans l'appui d'un peuple éclairé et généreux, et si j'avais moins profondément la conviction que la guerre avec une nation puissante, qui constitue un trait si important dans notre situation, est empreinte de cette justice qui invite les sourires du Ciel sur les moyens de la mener à bien. Ne pouvons-nous pas chérir ce sentiment sans présomption quand nous réfléchissons aux caractères par lesquels cette guerre se distingue ? Elle n'a été déclarée de la part des États-Unis que depuis longtemps, en réalité mais non de nom ; jusqu'à ce que les arguments et les postulats aient été épuisés ; jusqu'à ce qu'une déclaration positive ait été reçue que les torts qui l'ont provoqué ne seraient pas interrompus; ni jusqu'à ce que ce dernier appel ne puisse plus être retardé sans briser l'esprit de la nation, détruire toute confiance en elle-même et dans ses institutions politiques, et soit perpétuer un état de souffrance honteuse, soit regagner par des sacrifices plus coûteux et des luttes plus sévères nos rang et respect parmi les pouvoirs indépendants. Sur la question de la guerre sont en jeu notre souveraineté nationale en haute mer et la sécurité d'une classe importante de citoyens, dont les occupations donnent la juste valeur à celles de toutes les autres classes. Ne pas lutter pour un tel enjeu, c'est renoncer à notre égalité avec les autres pouvoirs sur l'élément commun à tous et violer le titre sacré que chaque membre de la société a à sa protection. Je n'ai pas besoin de rappeler l'illégalité de la pratique par laquelle nos marins sont forcés à la volonté de chaque officier de croisière de leurs propres navires dans des navires étrangers, ni de peindre les outrages qui en sont inséparables. Les preuves sont dans les archives de chaque administration successive de notre gouvernement, et les souffrances cruelles de cette partie du peuple américain ont trouvé leur chemin jusqu'à chaque sein qui n'est pas mort aux sympathies de la nature humaine. Comme la guerre était juste dans son origine et nécessaire et noble dans ses objets, nous pouvons réfléchir avec une fière satisfaction qu'en la menant sur aucun principe de justice ou d'honneur, aucun usage des nations civilisées, aucun précepte de courtoisie ou d'humanité, n'ont été violé. La guerre a été menée de notre côté dans un respect scrupuleux de toutes ces obligations, et dans un esprit de libéralité qui n'a jamais été dépassé. Combien peu a été l'effet de cet exemple sur la conduite de l'ennemi ! Ils ont retenu comme prisonniers de guerre des citoyens des États-Unis non susceptibles d'être ainsi considérés en vertu des usages de la guerre. Ils ont refusé de considérer comme prisonniers de guerre, et menacé de punir comme traîtres et déserteurs, les personnes émigrant sans retenue aux États-Unis, incorporées par naturalisation dans notre famille politique, et combattant sous l'autorité de leur pays d'adoption dans une guerre ouverte et honorable. pour le maintien de ses droits et de sa sécurité. Tel est le but avoué d'un gouvernement qui a pour habitude de naturaliser des milliers de citoyens d'autres pays, et non seulement de leur permettre mais de les obliger à livrer ses batailles contre leur pays natal. Ils n'ont pas, il est vrai, pris en main la hache et le couteau, voués au massacre aveugle, mais ils ont lâché les sauvages armés de ces instruments cruels ; les ont attirés à leur service, et les ont portés au combat à leurs côtés, désireux d'assouvir leur soif sauvage avec le sang des vaincus et d'achever l'œuvre de torture et de mort sur les captifs mutilés et sans défense. Et, ce qui n'a jamais été vu auparavant, les commandants britanniques ont extorqué la victoire sur la valeur indomptable de nos troupes en présentant à la sympathie de leurs principaux captifs attendant le massacre de leurs associés sauvages. Et voilà qu'on les trouve, au mépris encore plus des modes de la guerre honorable, suppléant à une force conquérante par des tentatives de désorganiser notre société politique, de démembrer notre République confédérée. Heureusement, comme d'autres, ceux-ci reculeront sur les auteurs ; mais ils marquent les conseils dégénérés dont ils émanent, et s'ils n'appartenaient pas à un sentiment d'incohérences sans exemple pourraient exciter la plus grande merveille en procédant d'un gouvernement qui a fondé la guerre même dans laquelle il a été si longtemps engagé sur une accusation contre la politique désorganisatrice et insurrectionnelle de son adversaire. Pour rendre la justice de la guerre de notre part plus évidente, la répugnance à la commencer fut suivie des premières et des plus fortes manifestations d'une disposition à en arrêter la marche. L'épée était à peine sortie du fourreau que l'ennemi fut informé des conditions raisonnables auxquelles elle serait rengainée. Des avances encore plus précises ont été répétées, et ont été reçues dans un esprit interdisant toute confiance non placée sur les ressources militaires de la nation. Ces ressources sont amplement suffisantes pour amener la guerre à une issue honorable. Notre nation est en nombre plus de la moitié de celle des îles britanniques. Il est composé d'un peuple courageux, libre, vertueux et intelligent. Notre pays abonde dans les nécessités, les arts et les conforts de la vie. Une prospérité générale est visible dans la physionomie publique. Les moyens employés par le cabinet britannique pour le saper se sont repliés sur eux-mêmes ; ont donné à nos facultés nationales un développement plus rapide, et, drainant ou détournant les métaux précieux de la circulation britannique et des coffres britanniques, les ont versés dans celles des États-Unis. C'est une considération propice qu'une guerre inévitable ait trouvé cette facilité de saison pour les contributions requises pour la soutenir. Lorsque la voix publique a appelé à la guerre, tous savaient et savent encore que sans eux, elle ne pourrait pas être menée pendant la période qu'elle pourrait durer, et le patriotisme, le bon sens et l'esprit viril de nos concitoyens sont gage de la gaieté avec laquelle ils supporteront chacun sa part du fardeau commun. Pour rendre la guerre courte et son succès sûr, seuls des efforts animés et systématiques sont nécessaires, et le succès de nos armes peut maintenant préserver longtemps notre pays de la nécessité d'y recourir de nouveau. Les exploits galants de nos héros navals ont déjà prouvé au monde notre capacité inhérente à maintenir nos droits sur un élément. Si la réputation de nos armes a été jetée sous les nuages ​​de l'autre, des éclairs annonciateurs d'entreprise héroïque nous assurent que rien ne manque à correspondre là aussi aux triomphes que la discipline et les habitudes qui s'y font journellement.


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